Trois procédures communes de chirurgie du dos
Chacun des trois problèmes communs a une solution chirurgicale. Tous les problèmes peuvent répondre au temps et aux traitements non opératoires, donc la chirurgie sera envisagée lorsque les traitements médicaux se sont avérés non efficaces. Si la situation l’exige, plus d’une procédure peut être effectuée durant la même chirurgie.
Discectomie
Qu’est-ce que c’est? La discectomie est l’ablation chirurgicale d’une partie du disque qui représente une hernie (bombement), qui s’appuie contre une racine nerveuse et cause de l’inflammation. (Le nom de l’opération peut être source de confusion ; certains médecins utilisent les termes « discoïdectomie » ou « discectomie partielle. »)
Pourquoi est-elle réalisée? Cette chirurgie est généralement recommandée pour les personnes souffrant de douleurs constantes à la jambe et qui n’ont pas été aidées par d’autres stratégies de traitement. Dans la plupart des cas, l’hernie qui cause le problème est assez récente.
Comment fait-on? Le chirurgien peut utiliser des techniques de microchirurgie. Cela signifie qu’il opérera par l’intermédiaire d’une petite incision dans la peau, en utilisant un microscope opératoire et des instruments spécialement conçus pour cette méthode. Peu importe comment elle est faite, la chirurgie est la même – soit le retrait de la partie fautive du disque. Cela peut être avec un scalpel, une curette tranchante ou même un laser.
Certains patients vont recevoir une anesthésie générale alors que d’autres peuvent avoir une anesthésie locale et des sédatifs. Dans la plupart des cas, les gens vont quitter l’hôpital le jour même ou le lendemain matin. Vous devriez être en mesure de reprendre la plupart de vos activités normales après quelques jours et être pleinement de retour à la normale en quelques semaines, voir environ un mois.
Quel est le taux de succès de cette chirurgie? La plupart des études démontrent qu’au moins 90 % des personnes qui subissent une discectomie disent avoir obtenu un soulagement de la douleur à la jambe. Parce que l’opération n’offre aucune protection contre le vieillissement de la colonne vertébrale, il est possible que dans le futur un autre disque présente une hernie et que l’ensemble du processus doive être recommencé. Cela se produit chez environ 15 % des personnes qui ont subi une procédure de discectomie.
Chirurgie de décompression
Qu’est-ce que c’est? La chirurgie de décompression permet de retirer une petite portion de la colonne vertébrale, généralement une partie osseuse, qui est à l’origine d’une compression sur les nerfs. Évidemment, la discectomie est un type de décompression, mais elle a son propre nom.
Pourquoi est-elle réalisée? La raison la plus commune pour la décompression est d’enlever les excroissances osseuses qui produisent la sténose spinale symptomatique qui comprime les nerfs et provoque des problèmes de douleur à la jambe à la marche. L’objectif est de soulager la pression sur les nerfs pour leur permettre de fonctionner normalement à nouveau.
Comment fait-on? La chirurgie de décompression peut être réalisée en faisant une incision chirurgicale standard ou en utilisant des techniques de microchirurgie. Le choix de l’anesthésie, la durée de l’hospitalisation du patient et la vitesse de récupération dépendent tous de la taille de la décompression. Si seule une petite quantité d’os est enlevée, l’opération peut être effectuée en clinique externe et les patients peuvent reprendre presque toutes leurs activités normales en quelques jours ou une semaine. Des procédures plus complexes, en particulier chez les patients âgés ayant une vaste sténose spinale, peuvent exiger un plus long séjour à l’hôpital ainsi qu’une réadaptation supervisée.
Quel est le taux de succès de cette chirurgie? Les personnes qui subissent une décompression limitée pour la sténose spinale observeront des améliorations de leur qualité de vie similaires à celles d’un remplacement total du genou. Parce que la procédure ne peut pas prévenir de futures modifications dégénératives (dans une colonne vertébrale qui est déjà très usée) les probabilités estimées de récidive sont assez élevées – entre 20 % et 30 % au cours des cinq à dix prochaines années. Cela ne signifie pas que l’opération a échoué. Mais c’est un rappel très clair que la chirurgie du rachis n’est destinée qu’à soulager les symptômes présents. Ce n’est par contre pas un remède contre les maux de dos.
Chirurgie de stabilisation
Qu’est-ce que c’est? La stabilisation de la colonne vertébrale a pour objectif d’empêcher des mouvements indésirables, anormaux et probablement douloureux. Cela peut être fait de plusieurs manières différentes. La plus courante est la fusion et c’est la méthode de choix pour traiter chirurgicalement la plupart des spondylolisthésis.
Pourquoi est-elle réalisée? La fusion est la création d’un pont osseux entre deux pièces qui sont normalement séparées dans la colonne vertébrale. Dans le cas de spondylolisthésis, l’objectif est d’ancrer l’os qui s’est déplacé hors de sa position, pour l’empêcher de glisser davantage et ainsi mettre fin à la douleur liée au mouvement. Le lien osseux prend la place des articulations facettaires qui sont défaillantes.
Comment fait-on? L’opération arrête temporairement le mouvement entre les vertèbres et permet la croissance osseuse à travers les lacunes. Des vis métalliques sont insérées dans les os et reliées entre elles par des tiges ou des plaques. Les vertèbres sont tirées jusqu’à être en contact. Les surfaces adjacentes des vertèbres sont rendues rugueuses afin de simuler une fracture qui déclenche la réponse de cicatrisation normale du corps. De la matière osseuse supplémentaire, des substituts osseux ou des protéines spécialement conçues qui stimulent la formation osseuse peuvent être ajoutés. L’objectif est de “truquer” le corps à créer et à renforcir le pont osseux entamé par le chirurgien. Mais même si tout est parfaitement préparé, la fusion espérée peut ne pas avoir lieu, car la réponse biologique de l’organisme n’est pas complètement prévisible. La chirurgie de fusion peut varier entre une procédure assez simple faite par de petites incisions de la peau à une opération plus complexe. Le type d’anesthésie, le moment de la chirurgie, la durée du séjour à l’hôpital et la vitesse de rétablissement varient selon la taille de la procédure.
Quel est le taux de succès de cette chirurgie? Le succès n’est pas aussi prévisible que pour les procédures de discectomie ou de décompression et dépend de nombreux facteurs, dont certains, comme la réponse de l’organisme, ne sont pas du ressort du chirurgien. Pour cette raison, le succès est difficile à prévoir. De nouvelles techniques améliorent le taux de réussite, mais il y a encore beaucoup à apprendre. De nouvelles formes de stabilisation, comme le disque artificiel ou des dispositifs qui créent la stabilité, tout en permettant un mouvement résiduel existent également. Par contre, jusqu’à présent, les résultats pour restaurer la fonction ne dépassent pas ceux obtenus par la fusion artificielle



